Revoilà nos rejetons de SUM 41. Réduits à trois depuis le départ du guitariste et membre fondateur Dave Baksh, les Canadiens reviennent avec un quatrième opus baptisé Underclass Hero. Dès le titre, on sent l’omniprésence du frontman Deryck Whibley, maître à penser du combo. En plus de signer les textes et les compositions de tous les titres, Whibley s’est aussi chargé de la production de la galette. Whibley en profite pour enfoncer le clou planté sur le dernier album Chuck en centrant encore plus ses lyrics sur la politique des US et ses troubles personnels.
Sur plusieurs titres, Whibley charge copieusement le président Bush, allant même jusqu’à l’annoncer mort en intro de « March Of the Dogs ». Décidé à se servir de sa musique pour exorciser ses démons, le chanteur se livre. Il déplore son père absent (« Dear Father »), fait le deuil de son pote Dave, qui se sentait trop à l’étroit au soleil et qui s’est barré former son propre groupe (« So Long Goodbye ») et fait aussi le point sur lui-même (« Speak Of The Devil », « Count Your Last Blessings »). Pour ce qui est du son, pas de changement drastique. On retrouve le cocktail pop-rock-métal qui fait l’efficacité du groupe.
On en prend pour son grade niveau grosses grattes dans la tronche et on trouve à droite à gauche quelques titres plus posés. Même si on a parfois l’impression que le groupe remplit le cahier des charges du bon abum de punk rock avec des titres pas bien indispensables comme « With Me » avec sa larmoyante guitare sèche ou les titres bonus acoustiques à n’en plus finir, l’ensemble tient à peu près la route. Sur les dix premiers morceaux tout du moins, avant de pécher en longueur sur les derniers titres.
Rien de bien méchant rassurez-vous, ce Underclass Hero reste un bon petit album punk qui fout la patate. Est-ce qu’on en demandait vraiment plus ?
Julien.
Pour m´écrire : julien@letsgetpunk.com
SUM 41
Underclass Hero
Mercury / Universal